Nareja - Santo Domingo de la Calzada

Publié le par JP KONIECZNY

 Jeudi 25  Mai 2006

Nareja - Santo Domingo de la Calzada - 22 km  (285 km)

 

Départ 7h00, ma 1ère ampoule au bout de 285km, elle me fait souffrir un peu, ce soir je la crève avec une aiguille et du fil. Donc départ pour 6km et halte à Azofra pour le petit déjeuner, naturellement Pablo demande quoi je vous le donne en mille ? J'attrape le fou rire. Sa demande est exhaucée. On sent qu'il est heureux de manger ça. C'est ces les moments simples que l'on apprécie sur le Chemin. Le soleil est là et il fait de plus en plus chaud, mais c'est agréable de marcher dans le petit matin à travers champs avec le lever du soleil dans le silence absolu. Nous trversons des plantations de pommes de terre à perte de vue. 9km  plus loin Ciruena pointe son nez et nous commençons à avoir soif, unne bonne "cerveza" (bierre) fraiche nous fera le plus grand bien. Une petite halte à la terrasse d'un café au soleil sèche nos vêtements mouillés par la sueur. Nous repartons requinqués. Plus que 6km et nous sommes à Santo Domingo de la Calzada. Il est 12h30 quand nous arrivons dans une belle auberge du XIIème siècle bien confortable. La ville est belle avec ses nobles demeures et sa réputation fameuse dans la mémoire du Chemin grâce à sa légende du pendu dépendu. C'est une histoire qu'il faut absolument connaître si l'on veut comprendre la présence d'un poulailler dans la cathédrale. Mais la grande célébrité de la cathédrale de Santo Domingo de le Calzada vient surtout de la poule et du coq blancs qu'on y voit vivants (et changés 2 fois par mois), derrière une grille ouvragée, ki empèche les pèlerins d'aujourd'hui d'arracher aux pauvres bêtes une plume en guise de relique. Ils commémorent un surprenant miracle que plusieurs chansons situent ici. Voici l'histoire : Un jeune pèlerin, voyageant en famille, avait été injustement pendu pour vol par la faute d'une servante jalouse : éconduite, elle avait caché dans son bagage de la vaisselle d'argent.A leur retour de Compostelle, ses parents l'entendirent leur dire du haut du gibet qu'il vivait, car saint Jacques le protégeait. Le juge auquel ils s'adressèrent, et qui était en train de manger de la volaille rôtie, leur répondit avec ironie : "Il est vivant aussi vrai que ce coq et cette poule vont se mettre à chanter," Et, ô miracle, aussitôt le coq chanta et la poule caqueta. Le juge bouleversé fit dépendre le jeune homme et pendre à sa place la fautive. Et voilà la raison de ce poulailler dans la cathédrale, curiosité non ?

13h30 repas avec Carlos et Christina, un couple espagnol d'Irun, Mathilda et Pablo, au menu lentilles poisson et au dessert Carlos nous offre une boisson typique des pyrénnées espagnoles le "Pacharan" à base d'accol et de fruits (endrinas), servi dans un grand verre avec beaucoup de glaçons, délicieux. Après ce repas une petite sieste d'une heure. Préparation de la journée de demain au soleil dans le patio de l'auberge. Tout à l'heure recherche de mon repas du soir avec comme dessert la spécialité de Santo Domingo "l'ahorcadita" (petit pendu), un biscuit  en forme de coquille St Jacques portant l'image moulée d'un personnage aux bras ballants qui évoque évidement le pendu dépendu (voir plus haut)

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Publié dans compostelle

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